ERIC FOUREZ °1946
'Met oog en oor/Par l'œil et l'oreille'
03-10-2015 > 16-11-2015
Eric Fourez peint essentiellement des traces.
Celles laissées dans le sable lorsque la mer - c’est la nôtre, celle du nord - lorsque la mer se retire.
La trace, c’est ce qui subsiste et en la peignant l’artiste tente en quelque sorte de la retenir un peu plus longtemps que prévu car il sait, comme nous tous, qu’elle finira par s’effacer, par disparaître, pour laisser place, plus tard, après un autre passage, à une autre trace... et comme cela sans fin.
La mer reviendra, on le sait, pour le moment elle joue la grande absente. Elle reviendra comme « la grande faucheuse « aurait dit Félicien Rops qui aimait bien la taquiner. Elle est là quelque part dans ce blanc qui n’en finit pas, qui ne commence pas non plus : il est.
Un blanc de lumière ou de vide, l’énigme est totale et le restera, Chacun tranchera selon sa propre vision des choses.

Claude LORENT
Extrait de la présentation de l’exposition
« le même infiniment «
Au musée d’art moderne de Liège.

Foto Thomas Annaert